Et vous, regardez moi, que voyez-vous en moi ? Vos paroles me coupent comme de l'acier. Je perds mon sang au fur et à mesure de mes fréquentations défectueuses... Je sais, je perds complètement la raison, plus rien en moi n'a de sens, et évidement vous ne savez pas pourquoi cette mine de plus en plus réservée. Personne ne peux plus juger de rien me concernant, car rien n'est logique dans ce qu'il m'arrive, dans ce que je fais, ce que je décide et ce que je deviens.
Je n'en suis plus à cette douce mélancolie qui me prenait les soirs glacés de noël, les saveurs n'existent plus. J'ai toujours cru en la puissance des sentiments, mais les sentiments néfastes n'avaient aucuns pouvoirs sur moi, avant.
Et ce téléphone vide de son, ne sonne qu'en présence d'amies sincères, donc aussi rarement que les amis sincères que j'ai. Il faut cesser d'espérer un appel qui n'arrivera jamais. Oublier les personnes néfastes, même si je les croise chaque jour. Ne plus penser, ne plus espérer, ne penser qu'à soi-même, une des choses que je n'ai jamais appris à faire.
La monotonie me ronge, celle de mes journées, mais aussi celle de mes nuits, la nuit m'agresse autant que le jour, a la différence que le jour il faut faire face aux nouveaux obstacles qui se présentent à moi jours après jours.
A quand un peu de bonheur ?
Je me prostitue au malheur, je suis sa favorite, une habituée. Je ne suis qu'un robot alimenté par des pilules au gout du plaisir qu'elles me procurent. On me donne de quoi tenir le coup. Je suis loin d'être un exemple à suivre, loin de la description que vous faites de moi, mes erreurs consécutives me poursuivent, comme tout le monde. Je suis fatiguée et abandonne ma bonne image. Je m'accroche à ce que je peux, je ne sais pas ce qui m'a permis de m'accrocher jusqu'à aujourd'hui ... toi évidement. Je me saoule de vos belles paroles, de ce qu'il me reste à vivre, je me saoule de mon environnement. Le passé est évident, on ne peut rien faire contre, il faut le laisser faire, jusqu'à ce qu'il nous oubli.
Ne pensez pas pouvoir me prouver le contraire de ce que j'avance. Je reste plantée la sans évolution depuis bien longtemps. Et je sais bien que vous essayez de me persuader du contraire. Mes vagues tentatives pour m'en sortir se sont résolues par des échecs de plus en plus cuisants. Au jour d'aujourd'hui j'ai ce mal de vivre, constamment je me demande ce que je serais devenu si rien de tout ca n'était arrivé, où je serais ? Pour qui j'aurai encore de l'importance ? Une chose est sur j'aurai été heureuse. Je me persuade d'avoir cette force qui m'a permis de cicatriser, mais je saigne encore, je te garde au plus profond de mon âme. Tout m'empoisonne peu à peu malgré les distances que je cherche en vain à poser, le pardon a des limites que dorénavant je respecterai à la lettre. Plus d'excuses, le mal qu'on me fait finira par me tuer, plus aucune tolérance n'est permise.
Mon essentiel s'est perdu dans le vacarme de ton départ.
Je capitule, aujourd'hui je suis détruite, aujourd'hui je ressens la même chose que toi, aujourd'hui je comprends ce que tu m'as un jour murmuré a l'oreille comme un secret que je devais garder pour moi, pour toujours :
« Je veux mourir malheureux pour ne rien regretter »
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![[mes amis, mes amours]](http://82.img.v4.skyrock.net/825/laurangel02/pics/1824803739_small_1.jpg)